Vous venez d’avoir un bébé. Vous l’aimez plus que tout au monde. Vous vous occupez de lui avec dévouement, vous gérez la maison, l’administratif, les rendez-vous médicaux, peut-être même vos autres enfants. De l’extérieur, on pourrait penser que vous gérez parfaitement.
Mais à l’intérieur, c’est une autre histoire.
Vous êtes épuisée. Vos nuits sont écourtées, hachées, parfois inexistantes. Vos émotions sont en montagnes russes. Vous vous sentez seule, même quand des gens vous entourent. Et vous vous demandez si c’est normal, si toutes les mères vivent ça, si vous devez simplement « tenir le coup » jusqu’à ce que ça passe.
Je rencontre quotidiennement des mamans comme vous. Des femmes fortes, aimantes, qui portent leur famille à bout de bras. Des femmes qui donnent tout ce qu’elles ont, sans compter, sans se plaindre. Des femmes qui oublient qu’elles aussi ont des besoins.
Et je vois trois signes qui reviennent systématiquement chez les mamans qui ont besoin de soutien. Trois signaux d’alerte que votre corps et votre esprit vous envoient pour vous dire : « Stop. Tu ne peux pas continuer comme ça. »
Signal 1 : Vos émotions débordent pour un rien
Vous pleurez en regardant une publicité mignonne à la télé. Vous fondez en larmes parce que votre partenaire a oublié d’acheter du pain. Une remarque anodine de votre mère vous blesse profondément. Vous passez du rire aux larmes en quelques minutes, sans comprendre pourquoi.
Vos émotions sont à fleur de peau, imprévisibles, parfois disproportionnées par rapport à la situation. Et vous vous en voulez. Vous vous dites que vous êtes trop sensible, que vous exagérez, que vous devriez mieux contrôler vos réactions.
Pourquoi ça arrive ?
Après l’accouchement, votre corps vit un tsunami hormonal. Les niveaux d’œstrogènes et de progestérone, qui étaient au plus haut pendant la grossesse, chutent brutalement. Dans le même temps, la prolactine (l’hormone de l’allaitement) monte en flèche si vous allaitez. Ces bouleversements hormonaux affectent directement votre régulation émotionnelle.
Ajoutez à cela la fatigue intense des nuits écourtées, le stress de prendre soin d’un nouveau-né dont vous ne comprenez pas toujours les besoins, la pression de « bien faire », et l’écart entre vos attentes et la réalité… Il est parfaitement normal que vos émotions soient chamboulées.
Mais quand ces débordements émotionnels deviennent quotidiens et s’inscrivent dans la durée, quand vous avez l’impression de ne plus vous reconnaître, c’est un signal d’alarme. Votre corps vous dit que vous avez besoin de soutien. Vous avez besoin de quelqu’un qui vous écoute sans juger, qui valide vos ressentis, qui vous rappelle que ce que vous vivez est légitime. Vous avez aussi besoin de relai et de temps pour vous reposer et relâcher la pression.
Signal 2 : Vous ne dormez plus… même quand bébé dort
C’est le paradoxe cruel du post-partum. Votre bébé s’endort enfin après une heure de bercements. C’est votre chance de récupérer. Vous vous allongez, épuisée, les paupières lourdes. Et là… rien. Impossible de vous endormir.
Votre corps est épuisé, mais votre cerveau tourne à plein régime. Vous pensez à la prochaine tétée, à ce rendez-vous médical à prendre, à cette tache sur le body de bébé qu’il faudra nettoyer, à cette remarque de votre belle-mère qui vous a blessée. Votre esprit saute d’une préoccupation à l’autre, sans répit.
Ou alors vous vous endormez, mais au moindre bruit vous êtes réveillée en sursaut, le cœur battant, prête à bondir. Un soupir de votre bébé dans son berceau et vous êtes déjà debout à vérifier qu’il respire bien.
Quand l’hypervigilance maternelle persiste
Cette hypervigilance est un mécanisme naturel qui permet à la mère de se dédier à son enfant les 1ers jours après la naissance. Il permet une attention de tous les instants lors des premiers moments de vie.
Le problème, c’est quand cette hypervigilance s’installer dans la durée. Quand vous ne parvenez plus à lâcher prise, même quand quelqu’un d’autre s’occupe de votre bébé. Quand votre corps refuse de se reposer, même épuisé, parce que votre système nerveux est bloqué en mode « alerte maximale ».
Vous avez besoin d’aide concrète pour vous décharger, mais surtout, vous avez besoin de vous sentir en sécurité pour pouvoir enfin vous abandonner au repos. Vous avez besoin d’un accompagnement qui vous permette de recréer cette sécurité intérieure.
Signal 3 : Vous vous sentez seule… même entourée
C’est peut-être le plus douloureux. Vous avez des gens autour de vous, votre partenaire, votre famille, des amis qui passent vous voir. Objectivement, vous n’êtes pas seule. Et pourtant, vous ressentez une solitude profonde, écrasante.
Personne ne comprend vraiment ce que vous vivez. Votre partenaire fait de son mieux, mais il ne comprend ce que vous ressentez. Votre mère vous dit « de mon temps, on ne se plaignait pas autant » ou vous donne des conseils qui ne correspondent pas à vos valeurs. Vos amies sans enfants ne mesurent pas l’ampleur du bouleversement. Celles qui ont des enfants vous répètent que « ça va passer » sans vraiment vous écouter.
La solitude du post-partum : un phénomène très courant
Cette solitude en post-partum est réelle, concrète, et terriblement fréquente. Dans notre société moderne, les jeunes mères sont souvent isolées.
Vous passez vos journées seule avec votre bébé. Les conversations avec un nourrisson ne sont pas franchement stimulantes intellectuellement. Vous n’avez plus le temps de voir vos amis, ou alors quand vous les voyez, la conversation tourne autour de votre bébé et vous avez l’impression d’avoir perdu votre identité.
Vous recevez peut-être de l’aide concrète (quelqu’un garde le bébé une heure, on vous apporte un repas), mais personne ne vous offre ce dont vous avez vraiment besoin : une présence empathique, une écoute sans jugement, la validation de vos ressentis.
Vous avez besoin de soutien émotionnel authentique. Pas de conseils, pas de solutions toutes faites, pas de « tu verras, dans quelques mois ce sera derrière toi ». Vous avez besoin de quelqu’un qui vous dise : « Je t’entends. Ce que tu vis est difficile. Tes émotions sont légitimes. Tu n’es pas seule. »
Cette solitude vous dit aussi que vous avez probablement besoin de retrouver des moments où vous existez en tant que personne, pas seulement en tant que mère. Des conversations d’adulte. Des activités qui vous ressourcent. Du temps où vous n’êtes pas en train de répondre aux besoins de quelqu’un d’autre.
Ce que ces trois signaux ont en commun
Si vous avez reconnu un ou plusieurs de ces signaux chez vous, sachez une chose : ce que vous vivez n’est pas anodin. Ce n’est pas « juste la fatigue », ce n’est pas « normal parce que toutes les mères passent par là », ce n’est pas quelque chose que vous devez endurer en silence.
Ces trois signaux ont un point commun : ils indiquent que vous portez tout, tout le temps, toute seule. Que vous donnez énormément sans recevoir suffisamment en retour. Que vous êtes en train de vous épuiser, lentement mais sûrement.
Et contrairement à ce qu’on vous a peut-être fait croire, ce n’est pas votre destin de mère. Ce n’est pas « comme ça » qu’il faut être une bonne mère. Une bonne mère n’est pas une martyre qui se sacrifie jusqu’à l’épuisement total.
Pourquoi il est si difficile de demander de l’aide
Vous reconnaissez ces signaux, mais vous ne demandez pas d’aide. Pourquoi ? Parce qu’on vous a appris que les mères doivent être fortes, qu’elles doivent tout gérer, que demander de l’aide est un signe de faiblesse.
Parce que vous avez peur qu’on vous juge comme une mauvaise mère si vous admettez que c’est difficile. Parce que vous culpabilisez de ne pas être dans la joie parfaite alors que vous avez ce bébé tant désiré. Parce que vous minimisez votre propre souffrance en vous disant que d’autres ont pire que vous.
Mais écoutez-moi bien : demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse. C’est un acte de courage et de lucidité.
Reconnaître que vous avez besoin de soutien, ce n’est pas avouer un échec. C’est faire preuve d’intelligence et de responsabilité envers vous-même et votre famille. Parce qu’une mère épuisée jusqu’au burn-out maternel ne peut pas prendre soin de son bébé de manière optimale. Une mère qui va bien, c’est une famille qui va bien.
De quel type de soutien avez-vous vraiment besoin ?
Le soutien dont vous avez besoin n’est pas forcément celui qu’on vous propose spontanément. On vous dit « repose-toi », mais personne ne vous explique comment vous reposer quand votre cerveau ne s’arrête jamais. On vous dit « appelle si tu as besoin », mais personne ne vient concrètement vous décharger.
Voici ce dont vous avez vraiment besoin :
- Un soutien émotionnel authentique. Quelqu’un qui vous écoute sans juger, sans minimiser, sans vous donner de conseils non sollicités. Quelqu’un qui valide vos ressentis et vous dit que oui, c’est difficile, et non, vous n’avez pas à juste serrer les dents.
- Un accompagnement pour retrouver de l’énergie. Oui, c’est possible de se sentir moins épuisée même avec un nouveau-né. Ca demande de mettre en place des stratégies concrètes, adaptées à votre situation spécifique. Optimiser votre sommeil, déléguer efficacement, identifier ce qui vous vide et ce qui vous ressource.
- Un soutien pratique pour l’allaitement (si vous allaitez). L’allaitement peut être une source de stress énorme quand il ne se passe pas comme prévu. Avoir quelqu’un qui vous accompagne avec bienveillance, qui résout les difficultés techniques, et qui vous rassure sur vos capacités, ça change tout.
- Un espace pour traverser vos émotions sans jugement. Vous avez besoin de pouvoir pleurer, exprimer vos doutes, vos peurs, vos ambivalences, sans qu’on vous dise « mais tu devrais être heureuse » ou « ça va passer ». Vos émotions ont le droit d’exister, toutes.
- Du temps pour vous reconnecter à vous-même. Des moments où vous n’êtes pas en mode « maman », où vous pouvez simplement être vous. Ça peut passer par un soin corporel (comme le soin rebozo qui permet une reconnexion profonde à son corps), une activité qui vous ressource, ou simplement une heure pour ne rien faire.
- Des outils pour retrouver confiance en vos capacités. Parce que l’épuisement et l’isolement érode votre confiance en vous. Vous avez besoin qu’on vous rappelle que vous êtes une bonne mère, que vous faites de votre mieux, et que c’est suffisant.
Le rôle d’une doula dans votre post-partum
C’est exactement là qu’une doula postnatale peut faire toute la différence. Contrairement aux professionnels de santé qui se concentrent sur l’aspect médical, la doula s’occupe de VOUS, la mère, dans votre globalité.
Une doula postnatale n’est pas là pour vous dire quoi faire. Elle est là pour vous écouter, vous soutenir, vous accompagner dans VOS choix. Elle vous aide à retrouver de l’énergie en identifiant ce qui vous épuise et en mettant en place des solutions concrètes. Elle vous accompagne dans l’allaitement sans stress ni jugement, en respectant votre rythme et vos souhaits. Elle crée un espace bienveillant où vous pouvez exprimer toutes vos émotions, même les moins « jolies ». Elle vous propose des temps pour vous, comme le soin rebozo qui permet une reconnexion profonde à votre corps transformé. Elle vous rappelle régulièrement que vous êtes une bonne mère et que vous avez toutes les ressources en vous.
Ce n’est pas du luxe. C’est un investissement dans votre santé mentale et physique, et par extension, dans le bien-être de toute votre famille.
Vous méritez d’être soutenue
Si vous vous êtes reconnue dans ces trois signaux, écoutez-les. Ne les minimisez pas. Ne vous dites pas que ça va passer tout seul ou que vous devez juste « tenir bon ».
Vous avez le droit de vous reposer. Même si la maison est en désordre, même s’il y a du linge qui s’accumule. Le repos n’est pas du luxe, c’est une nécessité.
Vous avez le droit d’avoir du soutien. Vous n’êtes pas censée tout faire toute seule. L’isolement des jeunes mères est un problème de société, pas une fatalité individuelle.
Vous avez le droit de demander de l’aide. Que ce soit à vos proches, à des professionnels, à une doula. Demander de l’aide ne fait pas de vous une mauvaise mère, au contraire, ça fait de vous une mère responsable qui prend soin d’elle.
Le post-partum bouleverse tout : votre corps, vos émotions, votre identité, vos relations. C’est une transformation majeure qui mérite d’être accompagnée. Vous donnez tout ce que vous avez, sans compter. Mais vous ne pouvez pas puiser indéfiniment dans un puits vide.
Vous méritez d’être accompagnée et soutenue dans cette aventure fantastique mais intense. Parce que vous le valez bien. Parce que votre bien-être compte. Parce qu’une mère qui va bien, c’est un bébé qui s’épanouit.
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